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Flash marchés du 18 au 22 septembre 2017


 

​le 22/09/2017

 

 

Environnement économique

 

États-Unis : Malgré le faible niveau de l’inflation, la Banque centrale américaine poursuit sa « hausse accommodante » des taux. Selon Bloomberg, la probabilité d’une hausse de 25 points de base (de 1,25 % à 1,50 %) le 12 décembre, est passée de 51 % lundi à 64 % aujourd’hui. Trois hausses sont anticipées en 2018 avec un objectif, pour les fonds fédéraux, de 2 % à 2,25 % à la fin 2018.

 

 
Au terme d’une phase de cinq mois de préparation psychologique, la Banque centrale a également annoncé le début du processus de réduction de son bilan. Avec le QE (quantitative easing), la taille du bilan de la Banque centrale était passée de 900 milliards de dollars en août 2008 à 4 500 milliards de dollars en 2014 et est stable depuis.
 

 

Comme annoncé en juin dernier, la banque commencera par ne pas réinvestir les échéances de dettes et de coupons pour 10 milliards de dollars en octobre et ce montant augmentera de 10 milliards de dollars chaque trimestre jusqu’à atteindre 50 milliards de dollars. À ce rythme, le bilan sera réduit de 450 milliards de dollars à la fin 2018. Selon certains spécialistes, la Banque viserait, à terme, un bilan de 2 500 à 3 000 milliards de dollars.

 

 
Ce changement de politique monétaire ne révèle pas vraiment de surprise dans un environnement qui a conduit la Fed à réviser à la hausse de 2,2 % à 2,4 % ses perspectives de croissance pour 2017, tout en laissant inchangées, à 2,1 %, celle pour 2018. La perspective d’inflation est toujours à 1,6 % pour cette année et est ramenée à 1,9 % l’année prochaine, contre 2 % initialement prévus.
 

 

Zone euro : nouvelle hausse ce mois-ci du résultat des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises de la zone euro (PMI Markit). Selon les analystes : « l’activité a crû à un rythme très soutenu en cette fin d’été… Les dernières données affichent un niveau conforme à une hausse du PIB de 0,7 % au troisième trimestre ». Pour la France, après la confirmation par l’INSEE d’une croissance de 0,5 % au deuxième trimestre, l’enquête montre une accélération de la croissance, avec un plus fort taux d’expansion depuis 2011. Les analystes observent une nouvelle hausse marquée de l’emploi en septembre et une confiance des entreprises à un niveau nettement supérieur à sa moyenne historique.

 

 

Marchés financiers

 

 

Taux : les décisions de la Banque centrale américaine étant largement anticipées, les investisseurs ont faiblement réagi. L’euro, aidé par les bonnes perspectives économiques et la confirmation d’une hausse « accommodante » des taux outre-Atlantique, reste à un niveau proche de 1,20 dollar. Le taux américain à 10 ans a augmenté de 4 points de base à 2,24 %. En Allemagne et en France, le mouvement se limite à 1 ou 2 points de base, avec un taux français à 10 ans à 0,73 %.

 

Actions : rassuré par la conduite en douceur et sans surprise de la politique monétaire aux États-Unis, par la confirmation d’une croissance soutenue, d’une faible inflation et de taux courts bas en zone euro, les investisseurs ont renouvelé leur confiance aux actions européennes. Les prévisions de bénéfice par action restent assez stables d’un mois sur l’autre, avec une hausse de 12 % en glissement sur un an. L’accélération de l’activité est compensée par l’effet négatif de la baisse du dollar. Mais, selon les experts de Natixis, les variations de change sont susceptibles de modifier ces prévisions. Si le billet vert descend à 1,30 dollar, la croissance des bénéfices disparaît. Si, au contraire, le dollar remontait à 1,10 dollar pour 1 euro, la croissance des résultats passerait de 12 % à 20 %.

 

 
Rédigé le vendredi 22 septembre     

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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