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Flash marchés du 15 au 19 janvier 2018


 

​le 19 janvier 2018

 

Environnement économique

 
Pétrole : la production américaine devrait battre un record de près de 50 ans en 2018, à un peu plus de 10 millions de barils/jour, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie. Le développement du pétrole de schiste permettra aux États-Unis de devenir le premier producteur mondial d’or noir, devant la Russie et l’Arabie saoudite. La production devrait augmenter de 1,35 millions de barils/jour, soit 1 % de la production le 19mondiale. La hausse des prix en 2017 a permis cet accroissement. À 60 dollars, la plupart des forages sont rentables. Ce changement de leadership n’est sans doute pas sans conséquences dans le domaine de la géopolitique.
 
États-Unis : à peine votée, la réforme fiscale impacte le comportement des grandes entreprises. Trois exemples viennent illustrer les effets de cette réforme. Walmart, la plus importante chaîne de magasins au monde, avec 1,4 millions de salariés, a décidé d’affecter le surcroît de bénéfices dû à la baisse d’impôt à l’augmentation de 10 % du salaire minimum qui passe à 11 dollars et au versement d’une prime de 1 000 dollars à chaque salarié.
 
Apple (capitalisation boursière de 900 milliards de dollars) a annoncé qu’il allait régler 38 milliards de dollars d’impôts sur sa trésorerie actuellement logée à l’étranger. Le groupe dispose de 269 milliards de dollars de trésorerie, dont 252 milliards de dollars hors des États-Unis pour des raisons fiscales.
 
Enfin, les banques américaines passent des charges exceptionnelles au titre de la dépréciation des crédits d’impôts différés résultant des pertes héritées de la crise financière.
 
L’accord budgétaire n’est toujours pas voté et contraint l’administration publique à un état de semi-hibernation. C’est la première fois que cette impasse se produit avec un Président, une Chambre de représentants et un Sénat aux mains d’un même parti, les Républicains. Les négociations vont se poursuivre cette semaine, avec pour objectif un accord sur le rehaussement du plafond de la dette. 
 
Europe : l’inflation a ralenti en décembre, à 1,4 % contre 1,5 % en novembre, selon l’agence Eurostat. Hors matières premières, la hausse des prix reste en dessous des 1 % pour le troisième mois consécutif.
 
En Allemagne, si tout est compliqué sur le plan politique, il n’en va pas de même pour les comptes publics. L’excédent budgétaire record (38 milliards d’euros) en 2017 va permettre une réduction de l’endettement public (2 000 milliards d’euros) en 2018 au rythme de 78 euros par seconde.
 
Les sociaux-démocrates (SPD) ont approuvé la poursuite des négociations avec les conservateurs en vue de construite une plate-forme de gouvernement. 56% seulement des délégués ont voté dans ce sens. Cet accord, a minima, ne va pas créer un contexte propice aux négociations à venir pour Martin Schulz (SPD) et Angela Merkel (CDU-CSU).
 

Marchés financiers

 
Taux : l’annonce faite par Apple (Cf. environnement économique) a fait brutalement remonter les rendements obligataires aux États-Unis. Le taux souverain à 10 ans est passé de 2,54 % à 2,62 %. Le groupe a investi sa trésorerie à hauteur de 55 milliards de dollars sur la dette publique américaine et 155 milliards de dollars sur de la dette privée. Il faudra bien payer les 38 milliards de dollars d’impôts en allégeant le portefeuille obligataire. Cette onde de choc n’a pas eu de conséquences en zone euro où les rendements n’ont pas bougé.
 
Actions : la saison des résultats trimestriels a commencé aux États-Unis par les banques. Au-delà de l’impact exceptionnel de la réforme fiscale, les comptes de Banques of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citigroup évoluent en ordre dispersé. Ainsi, les revenus de Goldman Sachs ont reculé de 34 %, en partie à cause de l’activité de trading, contre une baisse de 19 % pour Citigroup et un gain de 5,5 % pour Morgan Stanley.
 
En zone euro, la poursuite de la hausse de la monnaie commune face au billet vert, à 1,223 dollar vendredi, n’a pas affecté la valorisation des entreprises européennes. Le consensus de 105 économistes interrogés par Bloomberg ne prévoit pas une nouvelle dégradation du dollar qui devrait terminer l’année à 1,22 dollar pour 1 euro.
 
Les analystes s’interrogent sur les résultats des banques européennes. Les taux bas pénalisent la marge des banques, mais réduisent le coût du risque, c’est-à-dire les risques sur les prêts accordés. Des nouvelles normes vont apparaître avec l’objectif de mettre en place des provisions dès l’origination des prêts, quelle que soit la conjoncture économique. Tout ceci rend difficile la prévision sur les comptes des banques. La performance boursière du secteur reste cependant bonne depuis le début de l’année. Après le compartiment automobile (+ 9,7 % selon Bloomberg), les matières premières (+ 8,8 %) et l’assurance (+ 7,5 %), les banques arrivent au quatrième rang avec une progression des cours de 7,2 %.
 
Rédigé le vendredi 19 janvier 2018
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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