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Assurance vie : ce que les Français en attendent


 

​Assurance vie : ce que les Français en attendent

 

Avec 54 millions de contrats et 37 millions de bénéficiaires, l’assurance vie est à l’évidence privilégiée par les Français. Mais pour quelles raisons ? Quelle serait leur réaction en cas de changement de son traitement fiscal ? La Fédération française de l’assurance les a interrogés.

 

Qui sont ces Français qui détiennent un contrat d’assurance vie ? Et quelles sont leurs attentes dans ce domaine ? La Fédération française de l’assurance (FFA) a demandé à l’institut Ipsos d’interroger les Français pour mieux comprendre la relation qui les unit depuis plusieurs décennies à ce type de contrat fétiche. 
 

L’assurance vie privilégiée par les Français

 

Premier constat : avec 54 millions de contrats, 37 millions de bénéficiaires et un encours de 1 632 milliards d’euros [1], l’assurance vie est à l’évidence privilégiée par les Français. Contrairement à une idée reçue, toutes les classes d’âge sont concernées par ce type de contrat au traitement fiscal spécifique en cas de rachat ou de retrait(s) partiel(s) mais aussi en cas de dénouement (48 % des moins de 35 ans, 51 % des 35-59 ans et 62 % des 60 ans et plus). Il en va de même pour les catégories socioprofessionnelles : 48 % des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, 61 % des cadres, 53 % des professions intermédiaires, 46 % des employés, 44 % des ouvriers et 61 % des retraités sont détenteurs d’un contrat d’assurance vie.
 

Un pluralisme des attentes

 

Un contrat d’assurance vie qui permet, reconnaissent les personnes interrogées, de répondre à plusieurs objectifs. C’est, pour les plus jeunes détenteurs, la volonté d’aider leurs proches dans l’avenir (pour 55 % des moins de 35 ans) ; c’est ensuite, pour les tranches d’âge intermédiaires, la préparation de la retraite qui s’affiche comme la motivation prioritaire (pour 55 % des détenteurs de 35 à 59 ans) ; c’est enfin, pour les plus âgés, un moyen de faire face à une éventuelle perte d’autonomie (64 % des 60 ans et plus). 

 

Un contrat de confiance sur le long terme

 

L’assurance vie s’envisage sur le long terme. D’ailleurs, sa durée de détention moyenne est supérieure à 11 ans. D’où l’importance que ses détenteurs accordent à sa stabilité notamment fiscale. Comme l’explique Bernard Spitz, le président de la FFA, il s’agit pour les souscripteurs et généralement assurés « d’un véritable couteau suisse de l’épargne longue qui protège leur patrimoine des risques spéculatifs, et les accompagne, eux et leurs familles, tout au long de la vie ». Raison pour laquelle une large majorité de détenteurs s’avèrent hostiles aux réformes. Celle qui consisterait à aligner la fiscalité de l’assurance vie en cas de rachat ou de retrait(s) partiel(s) sur celle des autres produits d’épargne (« Flat tax ») est ainsi perçue comme une « mauvaise chose » par 77 % des personnes interrogées. Et selon la FFA, près de neuf détenteurs de contrats d’assurance vie de plus de 8 ans sur dix sont hostiles à l’abandon du lien entre la durée du contrat et sa fiscalité.

 

 
[1] Communiqué de presse de la Fédération française de l’assurance (FFA) du 30 mars 2017.

 

 
Source : étude FFA-Ipsos menée auprès de 1 009 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par Internet du 17 au 24 février 2017.
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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